Projet Kegaska – 2020

(RÉGION DE LA CÔTE NORD, Québec)

09 au 18 juin 2020

Voyage en période de pandémie

– Préambule :

L’année 2020 devait-être exceptionnelle pour nos voyages à moto.  Nous devions prendre la direction du Colorado et de l’Utha aux USA, tout en y faisant un petit détour par Las Vegas dans le Nevada pour une période de trois semaines durant le mois de juin.  Un voyage de rêve pour nous qui devait s’amorcer…  

Finalement, l’année 2020 sera une toute autre réalité.  Ce fichu virus a chamboulé toutes nos vies.  Confiné dans nos maisons pendant plusieurs semaines limitant ainsi les déplacements limités dans nos régions.  Il semble que tout voyage ne puisse être réalisable dans la situation actuelle.   Nous avions même fait remiser les motos durant le confinement au printemps sans trop savoir comment la situation évoluerait avec le temps.  Le Québec avait été mis sur pause…

Après plusieurs semaines d’incertitudes, le processus du déconfinement commença.  Bien que nos vacances approchaient à grand pas, les choix de destinations semblaient somme toute limités.  La frontière Canado-Américaine est fermée pour un temps indéterminé.  Les provinces maritimes (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard ainsi que Terre-Neuve et le Labrador) ferment leurs frontières aux voyageurs.  Les régions de l’est du Québec (Gaspésie et Côte-Nord) ne semblent pas trop enthousiasmés de recevoir également des voyageurs puisqu’ils tardent à rouvrir l’accès à leur région de peur de voir l’infection se répandre.  Voyager à l’extérieur de la province du Québec pour le moment ne semble pas être la meilleure des options puisque les assurances voyage ne couvrent pas les frais médicaux dans le cas où il devait y avoir hospitalisation en raison de la COVID-19.   De plus, les conditions de santé de Sylvie étant immunosupprimée ne donne guère le goût de prendre des risques inutiles.

Environ deux semaines avant le début de nos vacances, une lueur d’espoir survient afin de projeter un petit voyage  dans la période de nos vacances.  Les lieux d’hébergement (hôtels/motels) et camping sont autorisés à rouvrir.  Toutefois, pour les restaurants, seul le service pour emporter et/ou de livraison étaient disponible.

La destination choisie fut la région de la Côte-Nord.  Bien que nous ayons déjà parcouru cette route de cette région en 2016.  Nous nous n’étions jamais rendus jusqu’au bout de la route 138 qui prend fin à Kegaska.  Nous nous étions arrêtés à Natashquan.  

Après avoir effectué des appels téléphoniques à plusieurs établissements hôteliers afin de savoir ceux qui sont ouverts ou pas afin de nous permettre de faire la planification de l’itinéraire de notre voyage.  Certains hôtels ont été ouverts tout au long du confinement en tant que service essentiel.  D’autres sont encore fermés dont l’Hôtel de Tadoussac qui nous a indiqué qu’ils prévoyaient ouvrir seulement vers la fin juin.  Après vérifications, il était possible de se rendre jusqu’ à Havre-Saint-Pierre en hébergement.  Le «Projet Kegaska» devenait possible…

Le 01 juin 2020, le déremisage des motos fût effectué à la SAAQ.  Un rendez-vous chez le concessionnaire motos fût prit pour le 08 juin 2020 pour un service d’entretien (changement d’huile et inspection) afin de nous permettre de prendre la route en toute quiétude.

Le trajet et les itinéraires sont planifiés pour nos journées.  Les réservations des hébergements sont effectuées pour l’aller seulement.  Nous nous gardons une petite marge de manœuvre pour le retour.  Nous transporterons l’équipement de camping au cas où l’opportunité se présenterait et/ou un imprévu survenait tout au long du voyage.  Du désinfectant pour les mains et un kit de survie pour les toilettes en pleine nature si les haltes sont fermées.  Voilà, nous sommes fin prêt pour le départ…

Jour 01 (Trois-Rivières – Saguenay) / 457 km :

Nous prenons la route QC-155 en direction du Lac Saint-Jean.  Cette région sera notre porte d’entrée vers la région de la Côte-Nord.  Enthousiasmer de partir et ce même si le ciel est gris au moment de notre départ.  Un petit arrêt le long de la route 155 afin de s’amuser avec le drone près d’une petite chute d’eau à proximité de la halte un peu après avoir passé Grandes-Piles.  Le soleil et ciel bleu revient peu à peu avant La Tuque d’où se fera notre première pause-café de la journée.  À l’extérieur bien entendu, puisque les salles à manger sont fermées pour raison de la pandémie qui sévit à travers le monde.  

À notre arrivée au Lac St-Jean, nous nous sommes arrêtés pour le dîner à une halte tout près du Village Historique de Val-Jalbert à Chambord.  Nous avions préparé un petit goûté pour un pique-nique lors de cette première journée de voyage.  Par la suite, nous nous rendons à Roberval afin de prendre le café chez Tim Hortons, toujours à l’extérieur.  Tout près de là, nous nous sommes rendus dans la communauté de Mashteuiastsh où nous y retrouvons une petite halte avec quatre sculptures de béton en forme symbolique de «Teepee» située en bordure du Lac St-Jean.  La vue y est magnifique à contempler.  Nous revenons à Chambord où nous nous arrêtons à la halte routière de Chambord.  Encore une fois, un autre bel endroit où l’on peut y apercevoir l’immensité du Lac St-Jean.  Nous prendrons la direction de Saguenay (Chicoutimi) où se terminera cette première journée de voyage mais seulement après avoir fait un détour par le Musée de la défense aérienne de la Base Militaire de Bagotville (visite extérieur seulement puisque le musée étant fermé en raison de la Covid). 

– Jour 02 (Saguenay – Baie-Comeau) / 364 km :

Nous ne pouvons prendre le déjeuner à l’hôtel puisque la section de la salle à manger est fermée durant les mesures sanitaires restrictives.  Il faut donc aller se chercher un petit déjeuner à l’extérieur et revenir le prendre à notre chambre.  Nous savions que c’était l’un des désagréments du voyage.  Mais bon, nous pouvons vivre avec ça…

Nous partons de l’hôtel en ce beau début de journée magnifique.  Nous empruntons la route 172 (Route du Fjord) afin de nous rendre à Tadoussac.  Nous quittons la route principale pour y faire un arrêt à la petite municipalité de Sainte-Rose-Nord.  Arrivée au bout du quai, la vue s’apparente à une véritable porte ouverte sur le Fjord du Saguenay.

La route 172 est magnifique à rouler avec plusieurs courbes qui serpentent la rivière située à proximité.  Tout en roulant sur la 172, nous apercevons l’un de ces petits panneaux brun indiquant les ponts couverts.  On ne croit pas l’avoir visité ce pont là…  Un petit détour s’impose.  De plus, ce pont n’est pas très loin de la route principale (environ 400 mètres).  Il s’agit du pont-couvert Louis-Gravel construit en 1934 à Sacré-Coeur.  Ce pont mène à un cul-de-sac.  Il nous faudra revenir sur nos pas après l’avoir franchi.  D’Ailleurs, c’est l’un des deux ponts couverts de la Côte-Nord.  C’était une belle surprise qui n’avait pas été prévu dans la planification du voyage.  Peu de temps après nous nous arrêtons à la Halte Gourmande «La Friterie».  Il y a des toilettes et elles sont accessibles.  Tout près de là, nous nous sommes rendu au quai de L’Anse-de-Roche où une petite section de la route est un peu sinueuse.  L’endroit débouche sur le Fjord du Saguenay d’où la vue est également magnifique.

À notre arrivée à Tadoussac, l’endroit était plutôt tranquille bien que la saison estivale n’est qu’à ces débuts.  Au bout du quai, nous rencontrons d’autres voyageurs à moto.  Nous nous saluons tout simplement sans avoir de conversation avec eux.  Le temps de prendre un café qui aura coûté pas moins de 4,00 $/chacun.  Le café est tiède en plus de cela et Sylvie qui me mentionna, prend le temps de le déguster.  Si j’attends trop, ça sera un capuccino glacé, lui répondis-je.  Un bref passage vers les dunes de sable de Tadoussac mais, l’endroit devient moins attrayant avec le ciel qui commence à se couvrir.

Nous reprenons la route et passons les municipalités de Grandes-Bergeronnes et Les Escoumins en passant par Portneuf-sur-Mer.  Nous arrivons tardivement pour le dîner à Forestville.  Nous dégustons nos surplus de lunch que nous avions préparé pour la route dans la cour d’un stationnement d’une station-service avec un Tim Hortons.  Il fait froid et le temps est maussade avec un peu de vent.  Heureusement pas de pluie.  Toutefois, l’accès aux toilettes nous est permis dans le Tim Hortons.  

À l’entrée de la petite ville, soit à la halte municipale (fermée pour la Covid), vous retrouverez en grosses lettres blanches «Forestville».  Nous en avons profités pour prendre une photo des motos garés devant ainsi que Sylvie placée au centre de la lettre «O».  Nous nous sommes dirigés vers le quai de la traverse Rimouski-Forestville.  Nous y retrouvons les vestiges de ce qui était auparavant un arboriduc construit en 1942 servant à acheminer le bois de drave du bassin de retenue jusqu’au port témoignant ainsi de l’importance de l’industrie forestière dans la région.

Nous poursuivons sur la route 138 et notre prochain arrêt s’effectuera au Vieux Quai de Raguenau.  Nous y retrouvons deux sculptures de dinosaures ainsi qu’un obélisque.  Les dinosaures symbolisant la force et la grandeur de cœur qui caractérisaient nos pionniers ainsi que la force des éléments de la nature au début de notre histoire.  L’obélisque d’une hauteur de 30 mètres symbole de lumière rend hommage à tous les bénévoles de la région.

Peu de temps après, nous arrivons à Baie-Comeau d’où nous franchissons le pont métallique surplombant la rivière Manicouagan et où l’on y aperçoit également la centrale hydro-électrique de Manic-1 sur votre gauche.  À l’hôtel, nous constatons que la clientèle est composée principalement de travailleurs et très peu de voyageurs.  Pour le souper, nous commandons notre repas chez la rôtisserie St-Hubert en livraison à notre chambre.  Ça sera comme cela pour la majorité des repas à l’hôtel tout au long du voyage…

Jour 03 (Baie-Comeau):

Cette journée était supposée être consacrée pour se rendre aux installations de Manic-5. Mais, les prévisions météorologiques n’étaient guère concluante pour prendre la route en raison d’une dépression venant du sud des États-Unis et remontant jusqu’au Québec amenant beaucoup de précipitations.  Nous avons donc pris la décision de rester sur place afin que le mauvais temps passe.  Dans l’avant-midi, nous avons eu la chance de visiter un peu les alentours de Baie-Comeau; la centrale de Manic-1, le secteur de Pointe-aux-Outardes où y retrouvent le deuxième pont couvert «Pont Émile-Lapointe» construit en 1945 sur le chemin de la Baie de Saint-Ludger.  Non loin du pont, on y retrouve la halte de la Baie.  Toutefois, l’accès à la plage était fermé.  Nous nous rendons à Pointe-aux-Outardes.  Nous sommes descendus au quai municipal où la descente de bateau qui a souffert dû à l’érosion.  Nous y retrouvons trois drôles de sculptures en béton qui ressemble étrangement à une œuvre inachevée.  

Par la suite, nous sommes revenus vers le secteur du centre-ville de Baie-Comeau, appelé le secteur Marquette.  Le temps de prendre le dîner à l’extérieur chez Tim Hortons que la pluie s’installera pour le reste de l’après-midi.  De retour à l’hôtel dans le secteur Mingan,  nous serons forcés d’attendre que les averses passent.  En début de soirée, le soleil se pointe à nouveau nous permettant de mettre le nez dehors de notre chambre d’hôtel afin de se dégourdir un peu les jambes dans les alentours de l’hôtel.  

– Jour 04 (Baie-Comeau – Sept-Îles) / 271 km :

Au matin, en allant chercher le petit déjeuné au Tim Hortons se trouvant à quelques minutes de marche de l’hôtel, j’ai rencontré un camionneur qui revenait de faire la route de Manic-5 la veille.  En discutant avec lui, il me mentionna que la visibilité était mauvaise avec toutes ces précipitations qui avaient tombées.  Heureusement pour nous que nous avions pris la décision de reporter cette journée sur le chemin de notre retour.  

La journée est splendide pour prendre la route. De plus, nous avons plusieurs attraits à voir sur le tracé d’aujourd’hui.  À commencer par une halte avec vue panoramique «Belvédère du Fjard St-Pancrace» située environ à 20 minutes de Baie-Comeau.  Une vue panoramique s’ouvre à nous une fois arrivée au belvédère.  Une série d’escalier abrupte vous mènera vers le sommet d’où vous pourrez bénéficier d’un autre joli point de vue. 

Nous poursuivons notre trajet sur la Route des Baleines et notre prochain arrêt s’effectue au phare de Pointe-des-Monts à Baie-Trinité.  Le site est fermé pour les visites mais nous en profitons pour faire voler le drone afin de capter de belles images de l’endroit.  Nous apercevons d’autres touristes qui viennent sur les lieux ne pouvant profiter seulement de la vue extérieure du phare.

Nous nous arrêtons à la halte municipale de Baie-Trinité pour une petite collation.  Pour une des rares fois, nous avons accès aux toilettes de la halte.  Un accès direct par un petit sentier nous amène à la plage située à proximité.  L’endroit y est charmant avec la petite église de la Sainte-Trinité située derrière la halte.

Arrivée à Rivière-Pentecôte, nous délaissons un peu la route 138 pour emprunter la rue des Pionniers.  Un petit belvédère panoramique a été érigé offrant un magnifique point de vue sur l’église centenaire et le quai.

Nous arrivons à Port-Cartier pour nos copieux dîners extérieurs chez Tim Hortons.  Après le repas, nous nous rendons sur l’Île Patterson où nous pouvons admirer le paysage.  Au bout de l’île on peut y observer des piliers de béton reliés par une structure métallique jadis qui devait être un autre arboriduc servant à l’embarquement de billes bois sur les bateaux.

En continuant sur la 138, un peu avant Sept-Îles, nous bifurquons sur la rue du Moulin où nous nous arrêtons au Centre d’interprétation de Clarke City.  À cet endroit, on y retrouve une locomotive à vapeur.  On y raconte la petite histoire de Clarke City désigné comme étant la première ville de compagnie de la Côte-Nord.

Nous nous arrêtons par la suite dans le secteur Ferland à Sept-Îles pour y visiter une forêt de sculptures de fer et de sentiers en forêt.  L’endroit n’est pas vraiment indiqué et pour s’y rendre vous devez traverser un secteur résidentiel de maisons mobiles.  Un stationnement au bout de la rue Des Grand Ducs pour la piste cyclable est à proximité pour se garer.  Il faut prévoir marcher une distance d’environ 300 mètres sur la piste cyclable pour se rendre au début du sentier qui se trouve à votre gauche.  Sur votre droite, vous y trouverez d’autres sculptures métalliques.  De toute évidence, ces sculptures sont faites par l’un des propriétaires de maisons mobiles avoisinantes pratiquant l’art de la soudure comme passe-temps et en nous partageant ses œuvres.  L’endroit y est gratuit et en vaut le déplacement.  

Nous nous arrêtons pour la journée au Confort Inn à Sept-Îles.  Nous y sommes très bien accueillis à réception.  Bien que le service du déjeuner ne soit pas accessible dans les hôtels, cet établissement a su se démarquer des autres en y préparant des petits sacs-déjeuner qu’ils nous remettaient au moment de l’enregistrement à notre arrivée. Dans ces petits sacs à lunch, on y retrouve des fruits, des muffins et yogourt que nous pouvions entreposer dans le frigo de la chambre pour le lendemain matin.  C’est une belle attention de leur part.  Juste à côté, il y un restaurant Mike’s.  Nous sommes très heureux d’avoir le resto à proximité de l’hôtel.  Mais malheureusement, il est fermé en raison des journées réduites de service.  

En soirée, nous en profitons pour aller se dégourdir un peu en allant marcher à la Place des Marées sur la promenade et au Parc du Vieux Quai.  C’est un bel endroit pour y faire une petite marche de santé.  Nous avons aperçu à travers la vitrine du Kiosque d’interprétation de la marina, le Hermel, l’embarcation ayant servi à Mylène Paquette lors de sa traversée de l’Atlantique à la rame en 2013. À partir de l’hôtel, nous aurons parcouru environs 8 kilomètres pour l’aller et le retour. 

– Jour 05 (Sept-Îles – Havre Saint-Pierre) / 218 km (311 km)

(Centrale de La Romaine-1) / 93 km (aller-retour):

Le ciel bleu disparait rapidement dès notre départ de Sept-Îles laissant place aux nuages.  Toujours sur la Route des Baleines, nous passons après avoir arrêtés brièvement à la halte Touristique Manitou où l’on peut y apercevoir les chutes.  Encore une fois, les toilettes sont placardées.  Peu de temps après, nous traversons un pont de métal à Sheldrake.  Non loin de là, il y a une petite halte «Les Petites Sept-Îles – Halte de détente».  L’endroit n’est pas trop visible de la route 138.  Il faut emprunter l’un des deux sentiers qui vous mèneront au bord de l’eau.  Le vue y est splendide et par jar joli temps on peut y apercevoir des baleines.

À Rivière-au-Tonnerre, vous ne pourrez pas manquer l’église de la paroisse.  Malheureusement, nous n’avons pas eu accès à l’intérieur.  Il parait que c’est magnifique.  Nous traversons par la suite, les petites municipalités de Magpie, Rivière Saint-Jean et Longue-Pointe-de-Mingan.

En traversant le village Innue de Mingan, nous ne pouvions pas nous arrêter à cet endroit.  Des barrages routiers avaient été érigés à l’aide de blocs de bétons qui obstruaient les entrées des rues puisque la route 138 traverse le village et des indications spécifiaient une interdiction de s’y arrêter à l’exception des résidents de la municipalité qui y habitent.  Lors de notre passage à Sept-Îles nous avions eu une discussion avec une motarde qui nous avait mentionnée que la route était complétement fermée, il y a de cela une semaine environ.  Ces barrages avaient été érigés afin de protéger la population contre la propagation du virus de la Covid-19 à travers la communauté Innue.

À notre arrivée à Havre-Saint-Pierre nous avons fait le plein d’essence et nous nous sommes rendus au Tim Hortons afin de prendre le repas du midi.  Accès par le service au volant uniquement et aucun accès pour les toilettes.  Nous nous sommes assis sur les caisses de lait servant de banc pour les pauses des employés du Tim  situé à l’arrière du restaurant pour déguster notre repas.

En après-midi, nous nous sommes rendus à la Centrale de La Romaine-1 située environs à 45 minutes de Havre-Saint-Pierre puisque nous avions un peu de temps devant nous avant de nous rendre à notre motel.  La route est asphalté jusqu’à La Centrale de La Romaine-1.  Au barrage, un ours noir a surgit de l’autre côté du pont.  Malheureusement, il était trop loin pour le photographier.  À notre retour à Havre-Saint-Pierre, nous nous dirigeons vers le «Motel Le Vieux Townside» où nous logerons pour les deux prochains jours.  Le propriétaire est venu à notre rencontre.  Très sympathique, il nous a remis des autocollants à l’effigie de son motel.  Il est motard également et a probablement voyagé à plus grande échelle que nous en nous mentionnant qu’il avait roulé en Afrique entre autres.  D’ailleurs, nous vous recommandons l’endroit.  Les chambres sont munies d’une petite cuisinette fonctionnelle avec tout ce qu’il vous faut pour cuisiner.  Il ne vous reste plus qu’à faire une petite épicerie.  Il y a également le service de buanderie qui est offert pour faire votre lavage.

En soirée, nous sommes allés nous promener au port qui est situé environ à cinq minutes de marche du motel.  Vous pourrez observer les baleines du quai. Une enseigne de signalisation en losange jaune y est installée en nous mentionnant  «Attention, Traverse de Baleine».  C’est effectivement vrai, nous avons aperçu des baleines à cet endroit.  On les suit, on les photographies et on les films.  

– Jour 06 (Havre Saint-Pierre – Kegaska – Havre Saint-Pierre) / 409 km :

Aujourd’hui, nous atteindrons Kegaska, représentant l’objectif de notre petit périple.  Au levé à 6h00, il fait 4 degrés Celsius avec l’absence de nuage à l’horizon.  Une journée magnifique tant espéré pour faire ce tronçon de la route. La température devrait grimper tout au plus à 16 degrés agrémentant ainsi un peu plus notre journée.

Départ vers 8h00 de Havre Saint-Pierre.   À peine parti que nous faisons déjà un petit arrêt où l’on y retrouve une halte routière ayant un joli point de vue sur l’Archipel-de-Mingan.  

Environ 45 minutes plus tard, nous arrivons à Baie-Johan-Beetz.  L’endroit est magnifique pour y faire une petite pause.  Nous traversons la passerelle afin de se rendre au parc Baie-Johan-Beetz.  À cet endroit, nous avons une vue d’ensemble de la municipalité ainsi que la maison de Johan-Beetz au toit mansardé rouge qui capte notre attention dès notre arrivée.  

Érigée sur un cap rocheux à l’embouchure de la rivière Piashti, la résidence a été construite en 1899. La maison porte le nom de l’aristocrate belge Johan Beetz, un médecin et un naturaliste, qui y a vécu jusqu’en 1922.  Le bâtiment s’inspire du style Second Empire avec ses frises dentelées, les pignons de ses lucarnes et ses chambranles en bois. La maison a été classée immeuble patrimonial en 1979, en raison de sa valeur architecturale et artistique.  

Après avoir passé environ 30 minutes à cet endroit, nous reprenons notre route en quête de la fin de la route 138.  

Environ 20 minutes plus loin, nous nous arrêtons à nouveau à une halte routière avec une vue panoramique sur le Golf Saint-Laurent.  Des tables à pique-niques y sont aménagées et une petite chute d’eau passe sous le viaduc de la route se jetant dans la petite baie qui rejoint l’océan.  Dans la baie, on peut y apercevoir des petites embarcations de pêcheurs.

Peu de temps après, nous arrivons dans le petit village de Natashquan où nous nous prenons en photographie avec l’enseigne de la municipalité située à l’entrée du village.  Non loin de là, vous retrouvez une petite cabane peint en bleu sur votre gauche portant l’inscription suivante; «Levons la Grande Voile il est temps de revenir voir la famille et les amis…».  Une autre belle photo à archiver dans nos souvenirs…

Nous nous dirigeons vers les Galets de Natashquan pour prendre le dîner que nous avions préparé le matin même.  Le site patrimonial des Galets est un lieu autrefois consacré aux activités de pêche. Ce site est constitué d’un cran rocheux d’environ cent mètres carrés, formant une presqu’île surélevée de trois mètres au-dessus du niveau de la mer. Une douzaine de petits bâtiments d’entreposage y sont concentrés. De plan rectangulaire, ces «magasins» en bois sont revêtus de planches et de bardeaux, coiffés de toits à deux versants droits. Les ouvertures et les détails architecturaux peints en rouge rehaussent la blancheur des murs.  

Une petite incartade sur la plage des Galets avec la GS m’aura fait presque perdre l’équilibre lorsque j’ai senti le devant de la moto s’enfoncer dans le sable mou où j’ai failli l’échapper au sol.  Réflexe de pilote, j’ai redonné une petite louche de gaz afin de me sortir de cette impasse.  Sylvie en a filmée la scène…  Encore de beaux souvenirs captés sur le vif.  Pendant que nous dégustions notre repas,la Sûreté du Québec est venue faire une ronde afin de vérifier probablement qui se promenait sur la plage.  Ils ont fait leur patrouille et sont passés à côté de nous en nous saluant tout en continuant leur chemin.

Après avoir dégusté notre petit lunch du midi, nous reprenons la route afin de compléter les 44 derniers kilomètres sur un chemin de gravier.  Après avoir franchi les premiers 20 kilomètres, la route de gravier se roulait mieux que l’on espérait.  Cependant, l’autre moitié de la route était un peu moins agréable où nous roulions sur de la petites billes de roches qui faisait déraper légèrement la moto mais sans trop de problème.  Il nous aura fallu un peu moins d’une heure pour faire la section de chemin en gravier et finalement, parvenir à la fin de la route 138 à Kegaska.  

Hourra!! Objectif atteint!!  

Nous immortalisons notre arrivée avec quelques photos avec le fameux panneau annonçant la fin de la route 138 et en y apposant notre autocollant sur ce panneau de signalisation qui doit-être l’un des plus photographié au Québec.  

Nous nous dirigeons par la suite vers l’épave du Brion.  Un cargo qui s’est échoué près du village en 1976.  Le chemin se rétréci devenant un sentier de VTT.  Une fois arrivé au bout du sentier, il faut emprunter la passerelle en bois et suivre le petit sentier qui de nous dirige vers l’épave.  Arrivée à l’épave on peut y apercevoir la coque d’acier tordue et déchirée par le fleuve Saint-Laurent reposant dans un décor sculpté par la force des éléments.  Le temps de prendre quelques photos et nous reprenons la route. 

C’est maintenant l’heure d’entamer notre chemin du retour vers Havre-Saint-Pierre.  Le paysage est magnifique, nous sommes seuls sur la route croisant rarement un autre véhicule…  Un sentiment de solitude règne…  Nous croisons de drôle de chose sur la route, tel qu’une vieille motoneige abandonnée sur le bord de la 138.  

De retour à Natashquan, nous refaisons le plein de la Ducati à l’aide de nos bidons d’essence de 5 litres que nous avions remplis au préalable le matin pour la route de la journée ne savant pas trop à quoi nous attendre côté essence.  En fait, il y a une petite station-service à Natashquan ainsi qu’une autre à Aguanish.  Pour la GS, le plein a été refait une fois revenu seulement à Havre-Saint-Pierre parcourant les 409 kilomètres de la journée avec une autonomie restante de 30 kilomètres au retour.  Pas mal tout de même avec un réservoir de 20 litres.

Nous sommes de retour à Havre-Saint-Pierre vers 17h30 où nous nous rendons prendre un café au Tim Hortons avant qu’il ferme à 19h00.

On nous avait mentionné sur notre blog d’arrêter voir une chute d’eau «Cap Ferré» à l’Anse de la Grande-Pointe.  Malheureusement, nous n’y sommes pas rendus.  Un peu de regret par la suite lorsque nous avons vue des photos sur les réseaux sociaux prises par d’autres voyageurs qui y sont allés.  Pour s’y rendre, il faut emprunter le chemin de gravier à la borne 1232.  Il faut suivre le chemin sur environ 3 kilomètres et tourner à Grande-Pointe pour un autre 1.6 kilomètre.  La chute serait environ à 1 kilomètre du stationnement.

– Jour 07 (Havre Saint-Pierre – Baie-Comeau) / 452 km :

C’est maintenant le temps de refaire la route à sens inverse et nous avons encore une magnifique journée qui se présente devant nous.  Direction Baie-Comeau.  Nous effectuons un arrêt à Longue-Pointe-de-Mingan pour y prendre quelques photos et à notre grande surprise, nous avons la chance d’observer un groupe de baleines qui passaient devant nous.  Nous prenons un moment afin de les observer.  Un autre beau moment de plénitude. 

Nous repassons encore devant l’église de Rivière-au-Tonnerre et pas de chance, elle est toujours fermée et nous n’aurons pas eu la chance de voir l’intérieur de cette église.  Lors de notre passage à la halte des Sept-Îles, il y avait une famille qui nous avait recommandée d’arrêter voir une autre halte où l’on peut  faire du camping et que la vue y était aussi formidable juste un peu avant Sheldrake.  Nous nous y sommes rendus et la vue y est était vraiment splendide comme on nous l’avait mentionné.  Pour s’y rendre, il faut emprunter le deuxième sentier après le petit pont en sortant de Sheldrake.  Quelques petits sentiers se séparent pour se diriger sur plusieurs sites de campement.  Il s’agirait de l’Anse Caplan et de l’Anse à Moïse d’après Google.

Pour notre retour à Baie-Comeau, nous avons décidés de nous gâter un peu.  Quoi de mieux que de séjourner à «l’Hôtel Le Manoir» de Baie-Comeau.  C’est notre première visite à cet établissement.  Le déconfinement s’est accentué depuis le jour de notre départ de voyage. À notre arrivée à l’hôtel nous pouvons constater l’augmentation du nombre de voyageurs.  Le personnel de l’hôtel nous avise de la réouverture et de l’accès à la terrasse extérieure de l’hôtel et ce à partir d’aujourd’hui.  C’est fantastique, nous pourrons profiter de la terrasse en y dégustant une petite bière tout en admirant la vue sur le fleuve Saint-Laurent et du traversier s’éloignant au large en direction de Matane.  Nous finirons la soirée au parc des Pionniers situé à proximité de l’hôtel.

– Jour 08 (Baie-Comeau – Manic-5 – Baie-Comeau) / 437 km :

Ce matin, nous nous dirigeons vers Manic-5.  La journée est ensoleillée et il annonce très chaud.  Le pari aura été payant pour nous d’attendre à ce jour pour faire cette route.

Bien qu’il n’y ait vraiment rien à voir sur cette route en soit qui est sinueuse dès le départ de Baie-Comeau.  La surprise demeure plutôt à l’arrivée à Manic-Cinq.  La route y est surtout empruntée par des semi-remorques et des véhicules d’Hydro-Québec où nous y retrouvons de nombreuses centrales hydro-électrique.  Donc, il faut rester alerte à ces gros poids lourds qui foncent à toute allure sur cette route.  Dès que nous le pouvions, nous nous rangions sur le bas-côté afin de les laisser passer à la première occasion.  De cette manière, nous roulions à notre rythme et certains camionneurs nous saluaient pour ce petit geste plutôt que d’avoir la pression de vouloir accélérer plus vite en avant du camion.  Mais avant, nous aurons fait une pause à Manic-Deux le temps d’un bref arrêt puisque nous y repassions à la fin de journée et que nous avions prévu de s’y arrêter plus longuement.

Arrivée près du barrage de Manic-5 nous empruntons la route de gravier afin de se rendre au belvédère d’Hydro-Québec où l’on peut profiter d’une vue imprenable sur le barrage Daniel-Johnson et de la Central Manic-5.  Prises de photos, drone, etc.

Par la suite, nous nous dirigeons vers la base du barrage afin de monter à la hauteur du réservoir.  Pour cette section de la route, nous devons gravir une pente de 8% à 18% sur 1.8 kilomètres.  Des travaux de réfection de la route avaient lieux à cet endroit et nous devions attendre le véhicule d’escorte pour passer cette section de la route.  Malheureusement, les visites du barrage ne commencent seulement qu’à partir du 24 juin.  Mais avec la Covid-19 on ne sait pas trop…  Nous ne sommes pas trop attardés sur les lieux.  Nous avons rebroussés chemin pour aller prendre le repas au restaurant du Motel de l’Énergie.  Chose un peu particulière que nous avons remarqué au restaurant, nous avions des plexiglass installé au milieu de la table comme mesures sanitaires.  Nous avions l’impression de se regarder à travers un aquarium (humour).  Finalement, j’ai simplement tassé ma chaise afin d’être au côté de Sylvie.

Nous nous arrêterons à nouveau à la Centrale de Manic-Deux sur le chemin du retour pour quelques prises de vue avec drone.

À Notre retour à l’hôtel de Baie-Comeau, nous avons vérifiés pour aller faire du camping sur le chemin du retour.  Nous avons appelé au Camping Le Paradis Marin afin de voir si ce camping était ouvert.  Malheureusement, le message sur leur répondeur mentionnait qu’ils avaient fermés leurs blocs sanitaires et accueillaient uniquement les VR ayant tous leurs services.  Donc, les tentes étaient interdites.  Nous avons donc, réservé l’hôtel au Saguenay où nous étions passés au début de notre voyage.

– Jour 09 (Baie-Comeau – Saguenay) / 393 km :

C’est notre dernier jour sur la Côte-Nord.  Le début de la journée est ensoleillé mais vers la fin du petit déjeuné au Tim Hortons, nous constatons que le ciel commence à se couvrir vers l’ouest. Exactement, dans la direction où nous devons allés.  Nous enfilons nos pantalons et manteaux de protection face aux intempéries éventuels.  Au final, nous n’aurons pas eu beaucoup de précipitation mais lorsque nous nous approchions à du bord du fleuve, la température s’abaissait rapidement.  Nous étions bien heureux d’avoir mis tout l’équipement de route.  Les nuages se tassèrent et nous retrouvions progressivement le soleil, tel que la journée c’était amorcée.  Nous faisons une petite halte à Port-Neuf-sur-Mer et un autre arrêt au parc de la Chute de Sault-au-Mouton.

Nous nous arrêtons à la halte de Tadoussac qui surplombe la municipalité et le fjord du Saguenay afin de prendre notre repas du midi.  L’attente s’avèrera longue pour prendre le traversier puisqu’un seul est en opération en raison de la Covid.  La chaleur commence à se faire sentir mais une fois embarqué sur le traversier nous aurons un petit répit avec cette brise venant du large qui ne durera que le temps de la traverse.  

Nous poursuivons notre route jusqu’à Saint-Siméon où de là, nous bifurquons sur la route 170 afin de remonter vers le Saguenay.  Nous nous arrêtons au Quai de Petit-Saguenay.  L’endroit y est magnifique et nous avons une jolie vue sur le Fjord du Saguenay.  L’accès aux toilettes à cette halte est disponible.  L’installation de désinfectant avant d’y entrer a été installée ainsi que des pulvérisateurs désinfectant afin de nettoyer les cabinets après utilisations servant ainsi de mesures sanitaires.

Il fait plus de 30 degrés Celsius et la fatigue commence à se faire sentir.  Nous avons hâte d’arriver à Chicoutimi et nous passons outre l’arrêt de L’Anse-Saint-Jean.  Nous y étions déjà arrêtés auparavant lors d’un petit voyage dans la région de Charlevoix en 2018.  

À notre arrivée à l’hôtel, nous apprenons que le restaurant la Brasserie Sportive La Cage située juste à côté de l’hôtel ré-ouvrait sa salle à manger aujourd’hui même.  Nous sommes allés souper à cet endroit.  Cela faisait différent de prendre nos repas dans la chambre d’hôtel.  L’expérience fût spéciale puisqu’à l’entrée il y avait des directives qui nous étaient fournies concernant les procédures sanitaires à l’intérieur.  Sommes toute, l’expérience d’aller au restaurant fût amusante après toutes ces semaines de confinement et de privatisation.

– Jour 10 (Saguenay – Trois-Rivières) / 360 km :

Pour la route du retour, nous empruntons la route 175 afin de nous diriger vers Québec.  La journée est splendide et la canicule s’installe déjà avec un 24 degrés Celsius à 8h00 au petit matin.  Une météo un peu contrastante comparativement à la température que nous avions eu sur la Côte-Nord ne dépassant très rarement les 16 degrés Celsius.

Après avoir roulé les 176 premiers kilomètres, nous arrivons à Stoneham-et-Tewkesbury pour prendre une petite pause-café.  Encore une fois pas d’accès pour commander à l’intérieur, il faut passer par le service au volant à pieds et il n’y a pas d’accès non plus pour les toilettes.  Nous nous assoyons dans le gazon et à l’ombre pour prendre notre petite pause.

Nous prenons les petites routes de campagne pour passer les municipalités de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier et de Saint-Raymond afin de nous diriger vers le Parc naturel régional de Portneuf à Saint-Alban afin d’y faire un petit arrêt.  

Près de Saint-Casimir, j’ai remarqué Sylvie qui ne semblait pas bien aller.  J’ai vite constaté les symptômes de coup de chaleur.  Nous nous sommes arrêtés le plus rapidement possible à un dépanneur afin d’acheter de l’eau pour qu’elle puisse se réhydrater.  Je lui ai même versé de l’eau dans le cou afin de la rafraîchir le plus vite possible.  Elle avait fini sa réserve d’eau aux chutes de Saint-Alban et l’après-midi est plutôt suffocante avec plus ces 35 degrés au mercure.  

Nous rejoindrons l’autoroute à partir de Saint-Anne-de-la-Pérade afin de finaliser notre retour à Trois-Rivières.

– Épilogue :

La région de la Côte-Nord nous réserve des paysages époustouflants et des décors sculptés par la force de la nature.  Kegaska, où la route 138 se termine, nous a donné une sensation d’avoir atteint le bout du monde du Québec…

Ne sachant trop à quoi s’attendre au départ de ce voyage en raison du contexte que nous vivons actuellement et par le fait même que nous étions dans les premières phases du déconfinement au Québec.  Nous pourrons tout même dire que nous avons fait un voyage enrichissant et ressourçant.

Les choses ont maintenant bien évoluées depuis ce petit périple.  Ce récit nous  permet un peu mieux de vous raconter l’expérience que nous avons vécue durant ce voyage en période de pandémie.  C’est-à-dire, sans attraits touristiques à visiter, des haltes routières fermées, des restaurants ouverts seulement pour des commandes à emporter et/ou pour livraison, etc.  S’habituer aux nouvelles mesures sanitaires pour chaque endroit.  Sans compter la fameuse distanciation sociale à respecter.  Bref, un nouveau mode de vie à adopter. 

Voyager à moto demeure une passion pour nous et nous sommes très heureux d’avoir eu la chance de prendre part à cette petite expédition dans la période de nos vacances.

L’année 2020 nous permettra de redécouvrir nos belles régions du Québec en attendant que le monde s’ouvre à nouveau afin d’explorer de nouveaux territoires…  

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Album Photos

4 réflexions au sujet de “Projet Kegaska – 2020”

  1. Beau récit Éric et même avec la COVID, vous avez fait un beau voyage. Avez vous encore le goût d’arrêter manger dans un Tim après toutes ces fois?
    Bon été !
    Marc Jobin

    Aimé par 1 personne

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